« Combien de destructions une personne doit-elle subir pour pouvoir renaitre ? » Entretien avec Jia Zhang-Ke, « Ash is a purest white, Les Eternels »

Jia Zhang-Ke collectionne les prix grâce à son œuvre extrêmement sensible et sensée, ancrée dans la chine profonde et contemporaine. Le cinéaste chinois s’intéresse au côté pile du pays, loin des clichés de la réussite économique. Still Life a décroché le Lion d’Or à Venise, tandis que A Touch of Sin remportait le prix du scénario à Cannes. Son dernier long métrage Ash is a purest white, Les Eternels (critique), magnifique thriller romanesque, était projeté en compétition au dernier Festival de Cannes. Accompagné d’une assistante et d’une traductrice, celui que l’on qualifie parfois « d’homme d’affaire » et qui est aussi député de la province du Shaanxi où il est né, se plonge très concentré dans l’entretien entre deux cigarettes. Lire la suite