« L’esthétique et le message », André Téchiné au FIFF

D’abord critique aux Cahiers du Cinéma, André Téchiné échoue au concours de l’IDHEC. Heureusement, que serait-il alors advenu des films que nous aimons ? De Paulina s’en va à L’Adieu à la nuit, en passant par les Roseaux Sauvages et J’embrasse pas, Les sœurs Brontë, Les Egarés, les Témoins… Cinquante ans de long métrages qui ont traversé nos vies, doucement, dessinant en toile de fond un portrait de la société de l’époque. Cet ancien petit collégien ne voyait jamais la fin des films le dimanche au cinéma car il fallait impérativement être rentré au pensionnat à cinq heures. De quoi développer son imaginaire. La leçon de cinéma présentée au FIFF fit suite au documentaire que Thierry Klifa lui consacre « André Téchiné, Cinéaste insoumis ». André Téchiné n’a pas vu le film et se défendra même d’être insoumis. Seul un ami du cinéaste pouvait réaliser ce portrait tant la démarche de ce discret cinéaste implique la confiance de l’intime. Lire la suite