Faut pas lui dire, comédie légère et réjouissante sur la complexité des relations hommes femmes – En salle le 4 janvier

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Yaël est sur le point de se marier avec Maxime. Mais ses cousines, Laura, Eve et Anouch découvrent que Maxime à une liaison… Avec un homme. Les filles voteront à l’unisson « qu’il ne faut pas lui dire ! ».

Avec Faut pas lui dire, Solange Cicurel, avocate de métier, réalise son premier long-métrage. Elle ose un genre difficile et rare, celui de la « bande de filles ». On pense évidemment à Sex and the city de Michael Patrick King, Les Gazelles de Mona Achache… Et l’on craint le piège de ce type de comédie qui est de mal équilibrer les rapports masculins/ féminins. Mais cette comédie légère ne dérape pas, les personnages masculins y sont consistants et prennent une vraie part du récit. L’histoire se déroule à un rythme soutenu et les dialogues écrits par la cinéaste fusent, incisifs. C’est aussi une belle coproduction portée par un savoureux casting franco-belge.

Ce film choral est porté par une belle pléiade d’acteurs avec en tête de proue la chanteuse Jennifer Bartoli qui campe très bien Laura Brunel, avocate parfaite qui, obsédée par le contrôle d’elle-même ne voudra rien lâcher pour Alain Grégoire le charmant Fabrizio Rongione, ni pour son ex Jonathan, l’insistant Charlie Dupont. On retiendra encore Eve Brunel, la troublée Camille Chamoux qui ne se rendra compte de son bonheur avec David, Stéphane Debac, que lorsqu’on lui enlèvera. Anouch, Tania Garbarski, quant à elle, est la serial-saboteuse de sa propre vie avec Daniel Kantarian, un pourtant très tenace Laurent Capelluto. Stéphanie Crayencour interprète Yaël, jeune femme blessée qui se rassurera avec celui qu’elle pourra, en l’occurrence avec son Maxime, l’indécis Arié Elmaleh. Brigitte Fossey incarne la figure grand-maternelle rassurante à la fois mère et tante de toutes ces cousines adultes. Elle constitue le point de rassemblement et de stabilité du petit groupe.

On apprécie cette comédie populaire légère et positive qui part de point de vue féminins en assumant leur fragilités et mêmes leur non-sens mais laisse aussi la part belle aux hommes en montrant toute la complexité des relations hommes femmes avec le sourire.