Valérian et la cité des Mille Planètes, une adaptation 3D spectaculaire et réussie de Luc Besson

5c

Avec Valérian et la cité des Mille Planètes, Luc Besson réalise une adaptation en 3D grandiose et spectaculaire de la saga Valerian et Laureline, signée Christin et Mézière. On est charmés par cet univers de BD de science-fiction transposé en 3D avec toute son ingéniosité : ses 1001 personnages ou « monstres » aux  apparences surprenantes , ses décors magnifiques, comme celui de la planète Mül ou de la cité Alpha signés par le chef décorateur Hugues Tissandier (Lucy). Chaque détail compte pour notre plus grand plaisir visuel. On ne saurait que trop conseiller d’aller voir ce film en 3D pour lequel il est parfaitement conçu, ce serait un non-sens de le voir sans cette caractéristique technique pour lequel il a été superbement pensé et réalisé. Thierry Arbogast, célèbre directeur de la photographie est à l’image et Scott Stokdyk (Oscarisé pour Spiderman 2), assure la supervision des effets visuels. Alexandre Desplat (Argo, Le Discours d’un roi) fan de la BD, compose la BO.

Planete Mul-Valerian-Luc Besson

Le récit prend place au 28ème siècle. Deux agents spatio-temporels Fédéraux, Valérian et Laureline, sont mandatés par le Ministre de la Défense pour anéantir une mystérieuse menace, afin de sauvegarder l’extraordinaire cité intergalactique Alpha et l’avenir de l’univers.

 

 

On attendait forcément Luc Besson au tournant car ses films pêchent parfois par un récit un peu trop ténu, qui se noie dans une démonstration d’effets spéciaux qui de loin le surpassent, comme c’était le cas dans le Cinquième élément. Cette fois ci l’adaptation est réussie. Les protagonistes évoluent sur base d’un solide scénario aux nombreux rebondissements pour nous faire vivre un vrai récit d’aventure. 

Dane DeHaan-Valerian-Cara Delevigne-Valerian1
Dane DeHaan and Cara Delevignge in Luc Besson’s VALERIAN AND THE CITY OF A THOUSAND PLANETS. Credit: Courtesy of EuropaCorp Copyright: © 2016 VALERIAN SAS Ð TF1 FILMS PRODUCTION.

La réussite du film tient aussi à un impressionnant casting. Le duo d’agents spatiaux temporels fonctionne superbement. Dane DeHaan (The Amazing Spiderman 2 de Marc Webb, Life d’Anton Corbijn) incarne Valérian, et Cara Delevingne (Suicide Squad de David Ayer), Laureline. La réplique fuse entre ces deux personnages de BD à la gâchette rapide. La gestuelle du corps intervient particulièrement dans ce type d’interprétation de « héros » au sens propre et les deux acteurs sont convaincants dans leurs costumes signés Olivier Bériot, (Lucy, Taken). Clive Owen est le commandant Arun Filitt, au passé trouble, qui revient le hanter. Ethan Hawke incarne Joly, un proxénète qui « veille » sur Bubble, interprétée par la captivante Rihanna. Le Ministre de la Défense est joué par le comédien- compositeur Herbie Hancock. A noter qu’une palette de réalisateurs français et confrères, invités par Luc Besson, apparaissent de ci de là en officier-figurants comme Louis Leterrier (L’incroyable Hulk), Benoît Jacquot (Les adieux à la reine), Olivier Megaton (Taken2), Éric Rochant (Les Patriotes, la série Le Bureau des Légendes), Gérard Krawczyk (Taxi 2 ET 3) ou encore Xavier Giannoli (À L’origine).

 

 

On ne souhaite pas en dévoiler trop sur ce film tant la surprise est agréable, mais il nous faut souligner tout de même sans en dire trop, une séquence d’ouverture fascinante qui fait défiler les années et les peuplades en un temps record, avec en son sein l’entraide entre les peuples symbolisée par une poignée de main historique.

Des images d’archives en 4/3 montrent ainsi le premier arrimage russo-américain des vaisseaux Soyouz 19 et Appolo 18 en 1975. Celui de la première mission spatiale conjointe entre les USA et l’Union Soviétique et la poignée de main attendue entre ces peuples lors de cette période post-Guerre froide et leur course à l’espace. Le tout sur fond de Space Oddity de David Bowie dont les paroles résonnent formidablement sur ces images. Fabuleux.