La Fête est Finie : Marie Garel-Weiss réalise une histoire d’amitié touchante entre 2 écorchées de la vie

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Dans ce drame, Marie Garel-Weiss signe pour son premier long métrage en tant que réalisatrice (elle est aussi scénariste), une histoire d’amitié touchante entre deux jeunes filles dont les vies n’ont pas été des plus simples jusque-là. Les chemins de ces deux héroïnes borderlines vont ainsi se croiser dans un centre de désintoxication.

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La jeune Céleste, 19 ans, Clémence Boisnard, est camée. De père inconnu, elle a quitté sa mère et vit par ci par là. Elle se drogue et quand arrive l’accident, est contrainte d’intégrer un centre de désintoxication. Sihem, Zita Hanrot, rebelle mais volontaire, 36 ans arrive au même moment dans le centre. Les deux filles vont d’abord se jauger puis devenir amies. Mais se souder dans ce contexte particulier n’aide pas à s’ouvrir au groupe, et cela peut être pour le meilleur mais aussi pour le pire.

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Il faut saluer le casting de ce premier long métrage, qui met à l’honneur deux jeunes et talentueuses comédiennes. Zita Hanrot interprète remarquablement le rôle de la sauvage Sihem et Clémence Boisnard est une véritable révélation. Elle exprime toute la fougue et la folie de la jeunesse de Céleste et crève l’écran avec toute l’énergie et l’intensité qu’elle déploie.

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La mise en scène épouse le récit dans l’urgence des personnages. Pour les deux jeunes femmes arrêter la came c’est vivre, replonger signifie mourir à petit feu. La caméra à l’épaule, mouvante, suit le rythme effréné des protagonistes. On ressent en tant que spectateur toute la violence et l’urgence de ces jeunes femmes écorchées qui se sont trouvées pour le meilleur et le pire.