« Mon Ket », François Damiens réalise un pur OVNI de trashitude belge

Pour son premier long-métrage, Mon Ket, le comédien et humoriste à ses heures François Damiens devient réalisateur et ne fait pas dans la dentelle. Il signe une comédie non identifiable digne du surréalisme belge et ses « objets non identifiés », comme l’était à l’époque C’est arrivé près de chez vous de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde.

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Pour ce faire il co-écrit son scénario avec Benoît Mariage (Les Convoyeurs attendent), autour de caméras cachées et au départ, il faut bien l’avouer, on ne sait pas face à quel genre de récit on se trouve : vraies, fausses images ?  Damiens est grimé ça c’est sûr, mais qu’en est-il des personnes piégées, quel est leur statut ? C’est comme cela que l’on pénètre dans ce film, où l’on découvre Dany Versavel, personnage répugnant s’il en est, face à un (vrai) gardien de prison.

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Dany, François Damiens, métamorphosé, décide de s’échapper pour rattraper le temps perdu avec son fils, « son ket » Sullivan, Matteo Salamone. Le papa va enseigner la vie à son rejeton à sa manière, un peu trash. Et c’est drôle. Ceux qui connaissent déjà les caméras cachées de François l’Embrouille seront sans doute moins surpris que les autres, mais il faut avouer que le scénario se tisse parfaitement autour de ces caméras cachées, dans une histoire complètement rocambolesque mais surprenante, drôle et d’une audace folle.

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