Passionné dès son plus jeune âge par l’animation, Louis Clichy a tenté plusieurs fois l’école des Gobelins tout en envisageant, dans le doute, une carrière de professeur d’ histoire. Une fois le graal décroché il laisse tomber cette idée farfelue. Il a très bien fait car après un passage chez Pixar comme animateur (Wall-E et Là-haut), deux co-réalisations avec Alexandre Astier sur Astérix Le Domaine des Dieux (César du meilleur film d’animation en 2014) et Le Secret de la potion magique (2018), Il se lance en solo dans la réalisation de son premier long métrage, Le Corset. Trait à l’encre de chine et aquarelle magnifient ce petit bijou sur un adolescent qui ne «pousse pas droit» dans une ferme au coeur de la Beauce. Un beau regard sur la résilience de la jeunesse et sur sa région natale, agricole. Le Corset a décroché le Prix spécial du Jury en sélection Un Certain Regard au 79e Festival de Cannes et le Bayard Spécial du Jury au FIFF où nous rencontrons le cinéaste.
Comment s’est faite la transition entre la co-réalisation avec Alexandre Astier sur les deux Astérix et une réalisation en solo avec Le Corset ? J’étais très heureux d’y participer mais comme chez Pixar ces films m’ont été proposés. Je n’avais jamais été auteur d’un projet. Très vite, j’ai eu envie de raconter cette histoire en animation traditionnelle. C’est ce que j’avais appris à l’école et ce que j’aimais faire au fond de moi. Et surtout je maitrise le processus du début à la fin. Au début nous n’étions pas encore sûrs du style, ce n’était pas gagné mais cela coûte moins cher. Cela implique aussi une plus grande liberté car il y a moins de producteurs c’est aussi un avantage.
L’histoire est assez juste et on sent que le scénario porte quelque chose de personnel. Je me suis effectivement inspiré de ma propre histoire. Mes parents étaient agriculteurs. Jusqu’à mes neuf, dix ans j’ai vécu à la campagne mais très vite après je suis parti. Plus tard quand j’habitais en ville, j’ai eu un corset. J’ai essayé de creuser ces idées pour les amener ailleurs. Ce n’est pas mon histoire mais j’avais envie de rendre compte de ce milieu que je connais très bien. L’idée était ensuite de toujours me poser la question si les personnages me paraissaient justes, crédibles dans leur choix, dans leurs actions et même dans leur attitude. Si je répondais positivement, je savais que j’étais dans quelque chose d’assez intuitif qui fonctionnait. Quand on essaie de tordre un scénario parce qu’à un moment on commence à penser très vite structure, on fait parfois des bêtises. Les choses paraissent alors un peu fabriquées. Mais par moments on y est aussi obligés. La pédale du tracteur est une histoire un peu travaillée de structure car j’ai essayé de construire une relation entre père et fils qui fait que j’espère, celle-ci passe de manière assez naturelle dans l’histoire, mais techniquement ce moment est une sorte d’étape importante dans une structure de scénario.
Co-écrire le scénario avec Franck Salomé vous a-t-il permis de porter un autre regard sur le récit ? Franck Salomé vient de la série. Il a amené des choses assez intéressantes et surtout c’est effectivement un regard neuf qui peut déconstruire et apporter des commentaires sur ce que j’ai fait pour que l’on améliore certaines choses.
L’animation apporte une vraie douceur au film. Le style du dessin est très singulier. J’ai d’abord été guidé par l’encre de Chine. Tous les traits noirs constituent la patte que j’ai amenée, qui est le résultat de recherches et vient d’anciens court-métrages que j’ai réalisés dans ce style. Il a ensuite fallu ajouter de la couleur, là c’était plus dur. Ma directrice artistique Cécile Guillard a proposé de mettre l’aquarelle de cette manière-là. On a mis du temps à trouver comment faire car dès qu’on ajoutait de la couleur au trait noir l’image devenait presque trop naïve. La couleur était tellement belle qu’on n’avait plus besoin du trait. Or le trait était essentiel pour moi, j’en avais besoin pour l’animation. On s’est dit qu’on allait faire l’aquarelle comme le trait en la jetant sans remplir toute l’image et en gardant des réserves de blanc. Ces manques nous servent à faire la Lumière, l’ombre, les nuages et finalement à ne pas finir l’image mais c’est un peu l’objet de cette histoire. On ne va pas tout dire.
Cela rend également l’image très lumineuse. Presque trop. Mon oncle qui est dans la Beauce m’a dit, « Il est très bien ton film, mais il y a trop de jaune ». Il voulait dire que c’était trop joyeux, trop lumineux au soleil. La Beauce peut contrairement au film connaitre beaucoup de temps gris.
Comment avez-vous construit le personnage de Christophe? Je l’ai construit avec des choses très conscientes du type de celles d’un scénariste qui essaie de créer une histoire. D’autres sont venues de manière totalement inattendues et sont présentes sur l’écran. Certains éléments sont très proches de moi. Mes cousines m’ont dit, « On dirait ta tête ! ». Je me suis énormément inspiré de mon fils aussi qui fait la voix, comme de beaucoup d’autres enfants. Ce n’est pas du tout la fratrie que j’ai connu, mais j’ai voulu que ce soit l’enfant du milieu qui a du mal à trouver sa place entre un grand frère et une petite sœur. Il lui arrive ce qui lui arrive. La question de trouver sa place dans une fratrie ou pas, ce n’est pas très grave et se dire qu’on va aller voir un peu ailleurs. Christophe avait un côté un peu Calimero, il prenait tout dans la tronche sans être lui-même moteur. Ce n’est pas quelqu’un qui a un souhait dans la vie. L’objectif d’un enfant de dix, onze ans c’est juste de passer du bon temps. Je voulais que ce personnage soit le plus lambda possible d’une certaine manière. Qu’il lui arrive un coup du sort et voir comment cet enfant s’en sort malgré cela.
Le thème de la filiation par rapport à la ferme est aussi au coeur du récit. Je l’ai connu de plain pied, je suis le seul fils unique d’une famille d’agriculteurs. Heureusement dans notre malheur mes parents étaient divorcés. Ils ont vendu la ferme. La question de reprendre la ferme ne s’est donc pas posée comme c’était le cas pour mon père qui s’est retrouvé un peu obligé d’être agriculteur et qui finalement en divorçant s’est échappé de sa condition. C’est effectivement quelque chose que j’ai raconté avec cette histoire du père de manière très différente. Cette transmission obligatoire implique que beaucoup d’agriculteurs ne sont pas contents de leur métier. Mon oncle voulait être aviateur, Bam, on lui a mis la ferme dans les pattes. Ces destins de vie compliqués doivent pérenniser une tradition. Les fermes sont parfois dans les familles depuis cent ou deux-cents ans, la question d’aller faire autre chose est quand même très complexe. Ça change beaucoup maintenant et j’en suis le premier acteur. La filiation était importante et j’aimais bien aussi me dire que cet enfant essaie de titiller le père sur ses choix. En plaçant mon fils à la voix de Christophe, c’est vrai qu’il y a aussi un peu ça. Ce n’était pas prévu au départ et puis cela s’est fait de manière assez naturelle. Je lui faisais enregistrer sur mon téléphone des voix témoins qui n’étaient pas prévues pour essayer des choses au dessin. J’ai fait beaucoup de séquences avec lui en me disant que ce serait provisoire. Il s’est avéré qu’il n’était pas mauvais du tout et on s’est dit qu’on allait le garder.
Comment avez-vous procédé pour enregistrer les voix des personnages ? On a enregistré les voix à l’avance, c’est toujours ce qu’on fait. J’ai l’expérience des Astérix et d’autres films où en tournant dans des studios à Paris, les acteurs ne sont pas toujours au même endroit et cela enlève l’esprit de tournage. Les répliques sonnent un peu faux, ça m’embêtait. Je n’avais pas non plus envie d’acteurs qui essaient d’imiter des paysans. Je préférais prendre des comédiens du coin, même s’ils sont moins bons et qu’ils ont moins d’expérience. Nous avons fait un casting sauvage dans la région de la Beauce pour avoir une bonne moitié de l’équipe non professionnelle. Je souhaitais enregistrer dans l’environnement pour avoir l’acoustique d’une grange, d’un hangar, d’une salle de bain, avec les défauts et les qualités qu’impliquent ce genre de prise de son. Ce côté documentaire me plaisait. Cette base très réaliste allait obliger mes animateurs à sortir de la manière de faire bouger des personnages en animation classique.
Cela a dû être difficile pour des jeunes non professionnels de se donner la réplique sans qu’il y ait du jeu autour ou des décors. Ils avaient appris et ne s’en sortaient pas si mal, sauf Rod Parado (qui joue JB le frère ndlr) qui est un acteur autodidacte qui a déjà fait pas mal de choses. Il lui est arrivé de donner des impulsions à ces personnes qui ne connaissaient pas trop le métier. Quand vous faites un tournage sonore, l’avantage est aussi que vous pouvez laisser le son enregistrer, on est pas obligés de couper. La scène est râtée et bien, on continue à enregistrer. Je peux alors choisir cette réplique-là que je vais mixer avec celle-ci puis avec celle-là. J’ai un panel de choix au son intéressant. Ils ont joué un peu plus que prévu. Ensuite j’ai pris des bouts qui me plaisaient. On arrivait au final à un résultat très satisfaisant.
Il y a peu de musiques, Comme un ouragan de Stéphanie de Monaco et le requiem en ré mineur de Gabriel Fauré. Je n’ai pas fait de composition musicale. Je voulais que la musique soit uniquement intradiégétique. Elle vient aussi quand Christophe se met à jouer. Le sujet pouvait être un petit peu tire-larme et il aurait été très malvenu d’en rajouter. Il fallait que je laisse un peu de choix aux spectateurs. Ca voulait dire avoir une bande-son impeccable, en plus il faut habituer le spectateur à ça parce qu’aujourd’hui la musique est omniprésente
D’où vient l’idée d’utiliser l’orgue ? J’ai fait un peu de piano et au début je pensais que Christophe allait être pianiste. Mais je souhaitais m’éloigner de ce que j’avais pu connaitre et je trouvais surtout cet instrument trop facile. Je ne connais pas du tout l’orgue mais il s’est imposé car à cette époque-là, l’église est un facteur de sociabilisation important au même titre que le sport ou ce genre de choses. L’orgue est assez disponible, il y en a dans chaque église, dans chaque village. C’était assez démocratique, tout le monde peut y accéder. J’aimais bien l’idée que Christophe sorte pour le trouver. Et en fin de compte cet orgue est une espèce de machine agricole. Un truc hyper puissant avec des cheminées, des pédales, des pistons. Tout ça me plaisait bien. Cet enfant un peu frêle là d’un coup a un pouvoir avec cet instrument. Quand j’ai commencé à écouter de l’orgue, j’ai réalisé que cet instrument était très dur, que ça allait être compliqué de l’envisager comme la bande-son de mon film. Petit à petit, je lui ai adjoint de la chorale et un peu de symphonie avec le requiem pour l’élever un peu. Que ce soit un peu moins âpre pour que cela puisse devenir la musique de mon film.
C’est un peu ce que vous faites dire à Clara, «De l’orgue comme dans les églises, c’est pas un peu naze? ». Clara représente un horizon pour lui ? Oui Clara est un peu le référent féminin qui le déniaise. À un moment je me disais que la présence de Michel en tant que tuteur pourrait suffire au film, mais il manquait un truc amoureux. En plus une fille qui est un peu mec, on se dit qu’ils sont peut-être bons copains et puis il y a quelque chose en plus. C’est une histoire d’amour qui ne dit pas son nom. Elle est urbaine, elle a un temps d’avance. J’aimais aussi qu’elle lui montre d’autres voies.
Et Michel le professeur d’orgue ? Michel est arrivé assez vite comme un père de substitution. Il aurait pu être pâtissier, dans ce cas Christophe aurait été pâtissier. Ce n’est pas l’histoire d’un môme passionné par la musique mais qui a besoin d’une affection. Clara et Michel la lui fournissent. Il a ce rôle d’éducateur. Il est joué par Alexandre Astier qui aime à la fois Bach et l’orgue. Il m’a dit qu’il jouerait sans problème ce rôle-là.
Michel assure ce que le vrai père ne fait pas. Il y a d’ailleurs cette réplique assez dure du père de Christophe, « Tu crois qu’on a besoin d’un fils qui pousse de travers ! ». Cette réplique incarne aussi la difficulté du travail et de la vie à la ferme. Certaines analogies étaient presque trop évidentes. Avec l’agriculture intensive le blé doit pousser droit, être parfait pour la moisson avec cette idée d’uniformisation et de ne pas dépasser. Ce n’est pas du bio. C’est un peu la même chose pour cet enfant. Il est comme une mauvaise plante, s’il ne pousse pas droit, on va lui foutre une tige et il va avancer. Aller vers cette métaphore-là aurait été trop appuyé mais il existe une vraie analogie entre la manière de produire et la manière dont on éduque.
Aucun des proches de Christophe ne comprend au début qu’il ne joue pas quand il tombe. Il était intéressant dans la première partie du film de se dire que cet enfant ne comprend pas qui il est. Est-ce qu’il plane ? A-t-il conscience de tomber ? C’était des choses qu’il me plaisait de faire. Ensuite on révèle des éléments. Mais au début, c’est un petit mystère quand même.

Votre film est aussi un témoignage sur le monde agricole, sur la manière dont on travaille et le besoin de rendement auquel les agriculteurs sont confrontés. Ces sujets sont très complexes et j’ai eu un peu envie de dénoncer le système. Les agriculteurs se sentent accablés, en même temps le piège est visible. Les pouvoirs publics et tous les discours poussent à aller vers cette agriculture qui aujourd’hui devient totalement démesurée avec des emprunts faramineux pour des récoltes faramineuses. Je l’ai vu parce que j’habitais ces régions-là. Quand j’y reviens, je vois le nombre d’habitants diminuer. Le nombre de fermes diminue, c’est-à-dire que les exploitations deviennent énormes. Cela reste des personnes très riches, donc ce ne sont pas des régions pauvres par contre la densité de population est absente parce que les familles sont parties. Maintenant, ce sont des familles qui détiennent cinq ou six fermes.
Ce sont toujours des familles surendettées ? Ils gagnent beaucoup. Les achats de moissonneuse-batteuses coûtent un million d’euros, mais rapportent aussi beaucoup, tout ça brasse énormément d’argent, aussi bien en crédit qu’en débit.Les rapports sont dingues. Cela a dépeuplé les campagnes. Mon père avait 110 hectares ce qui était énorme à l’époque. Aujourd’hui en Beauce à moins de 500 hectares ils ne s’en sortent pas. La machine agricole coûte énormément d’argent, pour la rentabiliser il faut des terres. C’est une boucle sans fin. C’est triste. Ce n’est pas un film coup de poing mais j’essaie à distance de montrer comment les choses tournent. On est tous conscients de ça mais je n’ai pas envie d’accabler le pauvre agriculteur qui se fait beaucoup d’argent et s’est embarqué dans ce truc là. On ne peut pas dire que ce sont des initiatives personnelles, ça a été la manière de faire. Ils sont un peu montrés du doigt alors que la situation est dûe aux coopératives et à beaucoup d’autres choses. Le business fait qu’on ne va pas utiliser l’engrais d’un élevage plutôt que les super semences chimiques qu’on a développées et qui rapportent de l’argent. Les choses sont faites sans sens commun.
Voir l’intimité d’une famille qui vit ces difficultés au quotidien touche encore plus le spectateur, même s’il en a connaissance. On voit les conséquences un peu désastreuses sur le moral aussi. Ce ne sont pas des gens très épanouis à faire ça, ils sont tous à regarder leur téléphone. Là je parle des années 80, mais aujourd’hui c’est pire.
Aviez-vous des références en terme de films sur l’agriculture, je pense par exemple Au nom de la terre d’Edouard Bergeon ou Petit paysan d’Hubert Charuel ? En agriculture, j’avais quand même pas mal de choses à la maison, je n’ai pas trop eu besoin de regarder des films. Je n’ai pas vu le film d’Edouard Bergeon car je travaillais déjà sur mon film et je ne voulais pas l’avoir en référence, en bien ou en mal. J’ai vu Petit paysan, c’est vrai mais il est sorti plus tôt, je n’étais pas encore dans le mood de faire le film. Je suis mauvaise langue, le documentaire de Depardon m’a énormément aidé, sa trilogie paysanne (Profils paysans ndlr), m’a pas mal guidé sur la manière de poser la caméra, d’attendre et de voir les gestes, l’attitude des gens. Ça m’a énormément plu, j’ai retrouvé ce que j’avais connu enfant et en les regardant j’ai trouvé des choses utiles qui m’ont servies.
Et côté films d’animation ? On anime le monde paysan d’une manière plutôt réaliste. En même temps J’ai des saillies un peu cartoons, un peu exagérées que j’aimais bien faire et puis j’ai essayé ces penchages où ça part en sucette. Il y a quand même une base réaliste et une base un peu manga par moment. Miyazaki fait un peu ça. Il va être très réaliste dans sa manière de peindre une famille, de faire les gestes du quotidien, de se faire un chignon etc. et puis par moments il part dans des choses beaucoup plus exagérées, expressives, c’est vraiment un cinéma d’animation qui me correspond. Je m’en suis inspiré.
Après l’aquarelle et le trait à l’encre de chine votre prochain projet annonce un retour à la 3D ? Le médium me plaît moins, mais quand on envisage de gros films comme ça beaucoup de gens vont faire le travail plutôt technique, presque d’ingénieur et je reste finalement assez à distance. Je garde la partie un peu artistique, artisanale du storyboard et du design. Je donne beaucoup d’informations, mais ensuite je ne vais plus dans l’ordinateur. Je vais co-réaliser avec Émilie Guintini un long métrage de commande que j’ai commencé un tout petit peu avant Le corset et que j’ai repris après. Une comédie de chien et chat plus 3D. Après j’ai aussi du temps pour développer autre chose de plus personnel à côté. Quand je dis personnel, ce n’est pas un truc à moi mais quelque chose qui serait plus en animation traditionnelle et que je pourrais éventuellement proposer à mes producteurs du Corset.
Le Corset a décroché le Prix Spécial du Jury en sélection Un Certain regard à Cannes. Qu’avez-vous ressenti ? J’étais déjà très content d’être sélectionné à Cannes sans être dans une catégorie d’animation. On est toujours heureux de se dire que l’on est un peu au niveau des films en prise de vue réelle. Le prix c’était génial, pour mon équipe et le film je suis très content, mais aussi pour la communauté de l’animation. Ça oblige un peu les gens à aller regarder ce que c’est sans avoir cet a priori de dire, « Ah c’est un film d’animation, c’est sympa mais bon. Ça ne vaudra jamais les acteurs ». Peut-être qu’on peut les égaler voir les surpasser quand certains jouent très mal !
Propos recueillis par Stéphanie Lannoy, FIFF, Namur 2026.